Ubisoft : l’incroyable histoire d’un petit éditeur français.
Soyons un peu chauvin, et faisons la promotion d’un des cadors de l’industrie mondiale du jeu vidéo, la société française Ubisoft. Alors, certes, cette entreprise n’a de nos jours plus que ces origines plantées dans notre terroir et constitue indéniablement une multinationale regroupant une multitude de studios de développement disséminés sur le globe et s’affairant sur tous les fronts géographiques. Qu’importe, se renseigner sur l’un des acteurs indispensables à sa passion n’a jamais rendu plus idiot, et CSL vous propose de découvrir en bref et en douceur le grand Ubisoft




Historique.



Le début de l'aventure




le logo originel d'Ubisoft et le PDG de l'entreprise Yves Guillemot


En 1986, Yves Guillemot, jeune diplômé d’une école de commerce, fonde la société Ubisoft avec l’aide de ces quatre frères. Originaires de Carentoir dans le Morbihan, ils comprennent vite que le marché du jeu vidéo va connaître un essor certains dans les années futures et décident de miser sur cette activité qu’ils prédisent comme devenant l’un des médias les plus importants. Si au départ la société ne distribuait que des jeux d’éditeurs tiers, notamment d’Electronic Arts, Sierra Studios ou Novalogic sur PCAmstrad, Atari et Amiga sur le territoire français, elle s’implante rapidement (dès 1991) en Europe ou au Etats-Unis. Le premier jeu estampillé Ubi , Zombi, est crée par Yannick Cadin.


L’ère Rayman




Rayman, le premier gros succès de l'entreprise


C’est à partir de 1995 que l’entreprise prend son décollage et décroche la lune. Avec ces premier moyen de création d’envergure basé en France et en Roumanie, la firme commence à produire ces premières licences. Ubisoft sort Rayman, le personnage de plate-forme sans bras ni jambe qui conquiert le monde et apporte une énorme quantité d’argent aux français :  ils écouleront plus de 20 millions de galettes pour la série sur la surface du globe. Il s’agit du premier succès colossale d’une licence propre à Ubisoft et développé par l’un de ces studios internes, à un tel point que Rayman reste encore la mascotte par excellence de l’éditeur. Le personnage est issus du cerveau fertile de Michel Ancel a qui l’on devra par la suite Beyond Good and Evil ou une participation à l’adaptation de King Kong. Néanmoins, le créateur monégasque se concentrera surtout tout au long de sa carrière sur le développement des aventures de son héros fétiche et, plus récemment, sur les Lapins Crétins qui en dérivent directement. En simultanée, Ubi étend son emprise sur le Japon et l’Australie. La société est coté en bourse à partir de 1996.


De 1997 à 2001 : croissance exponentielle



Ce laps de temps correspond à l’ouverture de nombreux studios de développement interne et à l’augmentation des ramifications de distributions en un temps très court. L’éditeur privilégie dans un premier temps le développement des activités internes et donne le jour à Ubisoft Shangaï, Ubisoft Montréal, Ubisoft Quebec, Ubisoft Barcelone, Ubisoft Milan, Ubisoft Casablanca, ainsi qu’Ubisoft Montpellier et Ubisoft Annecy en France.
Pourtant, ces bonnes nouvelles ne sont pas en totalité responsable de la bonne santé actuelle de l’éditeur et de la qualité des titres présent dans son catalogue. Ubisoft acquiert à partir de l’an 2000 quelques entreprises comme Redstorm Entertainment, Blue Byte Software et Game Studio. Si ces entreprises ne vous disent rien dans l’immédiat, sachez qu’ils étaient propriétaire de licences prestigieuses comme The Settlers, Myst, Prince of Persia ou les production Tom Clancy… Pour étrenner ces excellentes nouvelles, Ubi.com, le portail de jeu en ligne est lancé sur le Web


La reconnaissance internationale




La consécration


De 2002 à 2004, Ubisoft sort quelques grosses licences et gagne véritablement la reconnaissances de ses pairs et remportent un nombre conséquent de récompense pour ces créations. En l’espace de deux ans sont mis sur le marché Prince of Persia : les Sables du Temps, Beyond Good and Evil, Tom Clancy’s Splinter Cell, Far Cry et Rainbow Six 3. Des titres qui seront tous vendu à plus d’un million d’exemplaire. Le réseau de distribution s’étend à la Corée du Sud, en Finlande, au Canada et en Suisse. Studio Tiwak est intégré et la société change de logo


L’époque contemporaine.




La confirmation...


Aujourd’hui l’entreprise compte 22 studios interne disséminé sur 17 pays et représente dans cette prestation la seconde entreprise mondiale.

Elle se place comme troisième éditeur indépendant et à acquis quelques licences du 7ème Art comme King Kong de Peter Jackson ou les productions Lucas Arts. En 2006, Ubi faite son 20ème anniversaire et prend place très rapidement sur les consoles nouvelles générations, avec notamment Ghost Recon Advanced Warfighter. Ouverture de studio en Bulgarie, Chine, Inde, Ukraine et Singapour, ajout de filiale de distribution au Mexique et en Pologne. Assassin’s Creed, en 2007, signe le record de vitesse en terme de vente et symbolise le renouveau artistique de l’éditeur.
Notons enfin que 2009 est l'année d'un nouveau partenariat pour la firme française avec le Canada qui y installe un studio supplémentaire à Toronto. Une infrastructure qui devrait générer près de 800 emplois à terme. Multidisciplinaire, Ubisoft se lance également sur le créneau de l'édition et de la création de bande-dessinée. Un moyen comme un autre (que le cinéma) de continuer à diffuser leurs licences et à contenter les fans...




Compte rendu de l’exercice fiscale 2008-2009


, par maitre Weega, membre émérite du staff CSL.


L'annonce des prochaines sorties de licences programmées pour 2010 fait écho à la publication de l'exercice 2008/2009 qui accuse une baisse de près de 5,1% sur le chiffre d'affaire du dernier trimestre à périmètre comparable.
Cependant, au titre de l'exercice fiscal 2008-2009, Ubisoft annonce un CA de 1,06 milliard en augmentation de 14%. Selon les analystes, ces résultats s'inscrivent dans la fourchette haute des attentes malgré un anecdotique repli de 8% suite à une de révision à la baisse de ses prévisions de marge avant publication des résultats.

Les jeux portés sur Wii et DS représentent 52% des ventes contre seulement 15% sur Xbox et 15% sur PS3. "L'efficacité des Rayman's, Tom's Clancy's ou Rainbow Six Vegas 2" peuvent être l'explication principale de la réussite de l'éditeur sur 2008 selon Les Echos.

Les prévisions de croissance se fonderont sur Noël prochain par "le lancement d'un des line-up de jeux les plus ambitieux de l'industrie avec notamment Assassin's Creed 2, James Cameron's Avatar, Splinter Cell Conviction, Rabbids Go Home et Red Steel 2" selon le PDG, Yves Guillemot, ajoutant "qu'il est anticipé que le premier semestre enregistre une baisse d'environ 35% par rapport au premier semestre 2008-09 et le deuxième semestre une croissance estimée d'environ 23%"et de poursuivre qu'ils ont continué "d'investir fortement dans le potentiel futur d'Ubisoft avec le recrutement en 2008-09 de près de 1 300 talents pour (leurs) studios (...)." Les observateurs soulignent que ce premier trimestre 2009 s'inscrira à la baisse avec environ 44% de moins qu'au premier trimestre 2008 puisque l'éditeur estime ses entrées à 95 millions d'euros.

Sur les performance par région, Ubisoft a réalisé 54% de son CA annuel en Europe contre 40% aux Etats-Unis.



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3647679, Monday, 06/07/09 14:44
 
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